On m’a récemment demandé de dresser un portrait du secteur minier sous l’angle du marché du capital de risque, et j’aimerais partager certaines de mes réflexions sur ce sujet avec les lecteurs d’Échangez.
Nos marchés forment ensemble la place boursière que privilégient au premier chef les minières qui entrent en bourse, et ce, depuis plus de cinq ans. La moitié et plus des sociétés minières ouvertes du monde sont inscrites à la TSX de croissance ou à la TSX. Rien qu’au cours de l’année dernière, les émetteurs de nos bourses ont réuni le tiers des capitaux propres mobilisés par l’ensemble des minières. En 2010, les sociétés inscrites à la TSX de croissance et celles inscrites à la TSX ont mobilisé une somme égale de capitaux, soit plus de 4 milliards de dollars dans chaque cas.
Bien que je sois d’avis que notre marché est sain et dynamique, il serait négligent de ma part de taire le fait qu’il n’est pas immunisé contre les hauts et les bas des marchés mondiaux. Depuis le début de l’année, la capitalisation boursière a grandement diminué dans tous les secteurs, y compris le secteur minier. Cependant, il y a des signes encourageants que j’aimerais souligner.
Si la capitalisation boursière de notre secteur minier a diminué après avoir atteint des records en 2010, elle se maintient malgré tout à des niveaux nettement supérieurs à ceux d’avant 2010. Le marché a conservé la majeure partie de la valeur qu’il avait accumulée. La liquidité est relativement élevée, les volumes d’actions minières sont supérieurs à ceux des dernières années et nous continuons d’accueillir de nouvelles inscriptions dans ce secteur, dont 118 nouveaux venus depuis le début de l’année.
La vigueur des activités de financement est peut-être le principal point à souligner. Le nombre de financements de minières réalisés à la TSX de croissance depuis le début de l’année dépasse de loin ceux réalisés au cours de la période correspondante de 2010. Un peu plus de 2,8 milliards de dollars avaient été réunis entre janvier et septembre 2010; la somme mobilisée pour la même période cette année dépasse les 5,1 milliards de dollars. À ce rythme, nous pourrions atteindre un niveau de financement des minières à la TSX de croissance supérieur à celui de 2010, qui s’élevait à la somme record de près de 5,3 milliards de dollars.
Les capitaux réunis servent à financer des projets réalisés partout dans le monde par les sociétés minières inscrites à la cote de la TSX de croissance. En plus des quelque 4 000 projets réalisés sur le seul territoire du Canada, environ 2 800 projets sont en cours hors de nos frontières. Au chapitre du nombre de projets, les États-Unis arrivent au deuxième rang derrière le Canada et sont suivis par l’Amérique du Sud, le Mexique, l’Afrique et l’Asie. Nous constatons également des activités en Europe, en Australie, en Amérique centrale et en Russie.
Ces chiffres, les capitaux en jeu et l’impact économique potentiel de cette activité sont colossaux. Au Canada seulement, plus de 300 000 Canadiens travaillent dans le secteur minier, la plupart d’entre eux dans des sociétés inscrites à la TSX de croissance ou à la TSX. La part du secteur minier dans le PIB national est importante, tout comme l’est son apport aux redevances et aux impôts payés chaque année à l’État.
Par ailleurs, j’aimerais mettre en lumière un autre signe du dynamisme de notre place boursière. L’un des aspects de notre marché dont nous sommes particulièrement fiers est notre système à niveaux unique et éprouvé qui permet aux sociétés de migrer de la TSX de croissance à la TSX.
Depuis le début de l’année, 18 sociétés minières sont passées à la TSX, un nombre qui s’approche des 22 migrations enregistrées pour toute l’année 2010. Les migrations sont une mesure de la capacité de notre marché de servir d’incubateur aux sociétés en croissance et du rythme auquel ces sociétés évoluent du stade de petits explorateurs à grands producteurs.
Leur succès dure : près de la moitié des sociétés minières inscrites à la TSX ont migré de la TSX de croissance et représentent une capitalisation boursière de tout près de 90 milliards de dollars. Deux de ces sociétés, soit Silver Wheaton Corp. (SLW) et First Quantum Minerals Ltd. (FM), sont prises en compte dans le calcul de l’indice S&P/TSX 60, et 9 des 10 plus importants émetteurs miniers provenant de la TSX de croissance font partie de l’indice composé S&P/TSX.
Il s’agit là d’histoires de réussites dans le secteur des minières de capital de risque, mais le succès est aussi à la portée des sociétés actuellement inscrites à la TSX de croissance qui continuent à se développer, à générer de l’emploi, à soutenir les collectivités locales et à créer des occasions d’affaires.
Pour plus de renseignements, visitez TMX.com/Mining.
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